Auteur : Philippe Natalini, l’enquêteur de Section de recherche en
Gendarmerie , devenu romancier pour raconter le débarquement de Provence
Souvenez vous, cela se passait à Draguignan
le 05 octobre 1944.
La cours de Justice de Draguignan se penchait sur le cas de trois terribles membres de la Gestapo locale .
.(un allemand et deux français).
Elle les jugeait pour l’ensemble de leur sinistre œuvre contre la résistance
et les populations civiles locales.
Ainsi comparaissaient l’unterscherfuhrer Adolf Hoeber du SD de Draguignan et deux de ses zélés miliciens français, Marcel Massiach et Julien Viard.
Convaincus d’avoir commis d’innombrables abominations contre des résistants ou maquisards mais surtout d’être les assassins de plusieurs d’entre eux ( Albert Einaudi et Eugène Cornu entre autres),
Hoeber écope de 10 ans de prison et les deux français sont condamnés à mort.
Ceux-ci sont fusillés le jour même contre le mur d’enceinte du cimetière communal.
Cette cours de Justice dracénoise rendra près de 300 arrêts de jugement, dont une vingtaine de condamnation à mort pour crime de guerre.
Ainsi, justice aura été rendue à nos valeureux martyrs de la résistance, sacrifiés sur l’autel de notre liberté.
http://canal-d.tv/…/fils-de-grand-resistant-fils-de…/
À voir et à revoir.
Né à Aups (Var), le 27 mars 1909, fils d’un ferblantier qui s’installa à Draguignan (Var) après la guerre de 1914-1918, Garrus était pratiquant catholique régulier. Il milita dans le scoutisme et dans différents groupes de Jeunesses catholiques.
Étudiant en architecture, il exerça à Toulon (Var) entre 1934 et 1939. Mobilisé, il s’installa à Draguignan où il s’était marié en décembre 1933.
Très tôt, G. Garrus entra en relations avec les forces de la Résistance et participa en 1940-1941 au cercle des amis de Georges Cisson.
En 1942, ils fondèrent dans l’arrondissement de Draguignan le mouvement « Libération » dont il devint le chef-adjoint aux côtés de Cisson.
En décembre 1943, il remplaça Gazelles* comme chef d’arrondissement des MUR, puis du MLN, sous les pseudonymes de « Mistral ».
Adjoint en fait au chef FFI, il fut arrêté le 20 juillet 1944.
Torturé par la Gestapo, rendu un temps muet, condamné à la peine de mort, il fut libéré, le 15 août 1944, par un bombardement de sa prison à la veille de son exécution.
Membre du Comité local de Libération, Garrus participa à la Commission d’épuration.
Il siégea, au titre du MLN, au Comité départemental de Libération. Élu conseiller municipal sur la « liste d’union résistante et républicaine du Parti socialiste et du MLN » en avril 1945, il conduisait, aux élections municipales du 19 octobre 1947, la liste « d’action républicaine communale et familiale » présentée par la MRP et fut élu.
Nommé architecte de la ville peu après, il démissionna.
G. Garrus figurait en deuxième position sur la liste de MRP pour les élections à l’Assemblée constituante, le 2 juin 1946.
Candidat au Conseil de la République, le 8 décembre 1946, il obtint 136 voix. Il avait été candidat aux élections pour le conseil général, dans le canton d’Aups, le 7 octobre 1951.
Selon son fils, il cessa toute activité politique peu après et n’appartenait plus au MRP dans les années 1960.
Garrus, père de quatre enfants, mourut à Draguignan, le 13 février 1973.