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Chaque midi, un coup de canon résonne depuis la colline du château à Nice. Une tradition qui remonte au XIXe siècle, dont l’origine s’est transformée au fil des ans…

Tous les Niçois ou presque connaissent cette histoire.

Chaque jour à midi pile en effet, un coup de canon est tiré depuis la colline du château et surprend le tout Nice. Même si les locaux sont habitués – que celui ou celle qui n’a jamais sursauté en entendant le coup de canon lève la main – pour les touristes ce n’est pas toujours le cas !

Ces derniers ignorent souvent que c’est une tradition. Bien sur il ne s’agit plus d’un vrai boulet de canon mais d’un marron d’air – autrement dit un gros pétard – qui est propulsé dans le ciel et explose au bout de quelques secondes.

Une tradition, oui, vieille de plus de 130 ans. Connaissez-vous

d’ailleurs son origine ?

La faute à Elizabeth, l’épouse du lord écossais Sir Thomas Coventry-More.

Cette coutume remonte aux années 1860, quelques temps après que Nice fut devenue française. Un lord anglais, ancien colonel de l’armée française, un certain Sir Thomas Coventry s’était installé dans le Vieux-Nice avec sa femme. Cette dernière, un peu trop bavarde, tardait souvent à rentrer de sa promenade, ce qui obligeait Monsieur à patienter avant de déjeuner.

Avant de penser à cuisiner lui-même, ce dernier a alors eu l’idée d’imaginer une solution pour rappeler sa chère épouse à ses devoirs conjugaux : faire tirer un coup de canon à midi pour lui rappeler qu’il est l’heure de ramener sa fraise et lui préparer la popote.

Le maire de l’époque accepta l’idée car le lord prenait tout à ses frais, l’artillerie également.

C’est ainsi que l’histoire du coup de canon est née. L’histoire, en revanche, ne nous dit pas comment a réagi l’épouse en question.

Toujours est-il que, par la suite, la population exigea le maintien du coup de canon à midi et en novembre 1885, un arrêté institua « lou canon de miejour« .

Quand il est rentré chez lui dans son château d’Edimbourg, Lord Coventry a laissé une somme d’argent à la mairie de Nice pour que ce rituel perdure. » C’est ensuite Malaussena qui a fait voter un arrêté municipal pour que cette tradition perdure.

Et aujourd’hui, imaginez…

Aujourd’hui, quelques centaines d’années plus tard, imaginez recevoir un sms à midi pile de votre moitié pour vous sommer de rentrer pour lui préparer à manger : « Il est l’heure de rentrer car j’ai faim…« .

Imaginez cela une seule seconde. Une seule.

Imaginez que monsieur redouble d’effort en postant une photo sur Instagram avec une assiette vide et en y ajoutant le #CherieJaiFaim #CherieTesOu ou encore #CherieTuRentresMePrepareraManger. Sûre que ça ferait le buzz sur les réseaux mais le « pauvre » n’aurait même pas le temps d’envoyer son sms – ou de publier son post – qu’il aurait déjà ses affaires sur le palier. Je me trompe ? (Ou si peu).

Ok j’exagère à peine et loin de moi l’idée de vouloir rentrer dans un débat sexiste mais cela donne matière à réfléchir. C’est une tradition comme une autre, nous étions en 1860 et l’histoire est plutôt drôle mais quand on y pense… 130 ans c’était hier, non ?

Impossible de dire que l’on n’a pas vu l’heure passer à Nice.

Ce signal rythme la vie des habitants, et ils y sont très attachés.

Qu’il vente, pleuve ou neige, le coup de canon qui marque l’heure de midi à  Nice depuis plus d’un siècle n’avait jamais cessé, sauf le 14 juillet , depuis l’attentat qui a eu lieu à nice en 2016 en mémoire des 86 victimes.

Malheureusement aujourd’hui crise du covid faisant , l’engin pyrotechnique et

son responsable sont confinés chez eux , on dit qu’ils s’ennuient et que l’on

pense beaucoup à eux dans la ville.

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