Giuseppe Garibaldi, né le 4 juillet 1807 à Nice, est
considéré, comme l’un des
« pères de la patrie » italienne.
Ses parents, originaires de la région de Gênes, se sont installés à Nice. Mais, dès l’âge de 7 ans, en 1814, il devient sujet de Victor-Emmanuel Ier, puisque Nice revient à la Maison de Savoie du fait du premier article du traité de Paris. Joseph et les siens acquirent la nationalité française du fait du traité du 24 mars 1860 .
Né à Nice il est attiré par la vie maritime et s’engage à 17 ans dans la marine. Son père est capitaine de la marine marchande, ses frères marchands ou commerçants. À quinze ans, il s’engage comme mousse et fait son premier voyage à Odessa. C’est à 18 ans, en 1825, qu’il découvre Rome: la Rome des papes, exsangue, corrompue est bien différente de celle qu’il imaginait.
En février 1834, il est chargé par Mazzini de provoquer un soulèvement à l’arsenal de Gênes. C’est un échec suite auquel il sera condamné à mort par contumace.
C’est au cours de ses voyages que naît son désir d’une Italie unifiée. Sa première tentative de révolte aux côtés des mazziniens de Gênes échoue, ce qui lui vaut de devoir quitter l’Italie en 1835. Au cours de son exil en Amérique du Sud, il mène ses premiers grands combats insurrectionnels aidé d’une légion italienne vêtue des désormais célèbres chemises rouges.
Garibaldi est surnommé le « Héros des Deux Mondes »
en raison des entreprises militaires qu’il a réalisées aussi bien en Europe qu’en Amérique du Sud où il prête son concours à des rebelles brésiliens puis au gouvernement uruguayen.
C’est au cours de la défense de Montevideo, en 1843 que la légion italienne qu’il commande endosse la chemise rouge (vêtement à l’origine destiné à des ouvriers des abattoirs argentins).
La couverture médiatique internationale dont il a bénéficié -exceptionnelle pour l’époque- et qui a relaté, parfois avec romantisme, son épopée lui a valu une notoriété considérable aussi bien en Italie qu’à l’étranger, avant même ses faits d’armes sur la péninsule.
De retour en Europe en 1848, sa réputation lui permet de devenir général de l’armée du gouvernement provisoire de Milan qui combat l’occupation autrichienne.
Pendant la République romaine, Garibaldi a été le général le plus important et brillant de l’armée romaine, formé d’italiens de toute la péninsule et aussi d’étrangers (suisses principalement). Le 8 février 1849, la République romaine est proclamée. Garibaldi, qui a été nommé général de brigade de la République romaine, est vainqueur des Français le 30 avril. Il anime la résistance du 3 juin au 3 juillet. Face aux troupes françaises bien entraînées et équipées, il résiste un mois dans une bataille de tranchées alors qu’il est plutôt habitué à des actions de guérillas. Avec la fin de République romaine, Garibaldi quitte la cité avec l’intention de rejoindre Venise où la République de Venise résistait encore aux Autrichiens. Poursuivi par ses ennemis, il se réfugie à Saint-Marin le 31 juillet. Le 2 août 1849, la ville de Cesenatico ravitaille Garibaldi et lui fournit 13 bateaux de pêche pour qu’il puisse, avec ses hommes, rejoindre Venise par la mer.
Mais découragé et blessé dans son orgueil, il s’embarque de nouveau pour l’Amérique. Après une brève période à New York (juillet 1850 – mars 1851) où il travailla dans l’usine de chandelle d’Antonio Meucci, l’inventeur du téléphone, il repart pour le Pérou pour s’engager comme capitaine dans la marine et parcourir le monde : Lima, la Chine, Manille, l’Australie…
En mars 1860, il est élu député de Nice. Le 15 avril, Nice devient française. Garibaldi démissione de son mandat ne pouvant se faire à l’idée du “troc de Nice”.
Il lui faudra attendre la défaire de l’Empire français et la capitulation de Napoléon III du 2 septembre 1870 pour que Rome soit conquise par les troupes italiennes le 20 septembre 1870. Le 2 octobre 1870, Rome est rattachée à l’Italie suite à un plébiscite. Le rêve italien de Garibaldi est réalisé, mais les motifs de combat existent toujours et en particulier la défense de la République.
Les comités de Défense Nationale, sous l’impulsion de Gambetta, font appel à Garibaldi. En 1870, il mit son épée au service de la France lors de la guerre franco-allemande,
En février 1871, Garibaldi est élu, sans avoir été candidat, à l’Assemblée nationale française comme député de la Côte-d’Or, de Paris, d’Alger et de Nice. Il déclinera pourtant ses mandats, blessé par l’accueil de la nouvelle majorité monarchiste .
Garibaldi resta dès lors une des figures du séparatisme niçois.
il déclara :
” Je ne reconnais à aucun pouvoir sur terre le droit d’aliéner la nationalité d’un peuple indépendant et je proteste contre la violence faite à Nice avec la corruption et la force brutale en me réservant pour moi et mes concitoyens le droit de revendiquer mon pays natal, pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole. “