Le voici, nous sommes en début mars ,
C’est un petit souci qui s’appelle le souci des champs, Calendula arvensis.
Le nom scientifique Calendula date du Moyen Âge , l’étymologie provient du latin calendae premier jour du mois « probablement avec un sens analogue à calendrier, almanach, indicateur météorologique : les capitules s’ouvrent et se ferment en liaison avec l’apparition du soleil » (phénomène de nyctinastie) .
À l’époque médiévale, dans les jardins des simples, il portait le doux sobriquet de Solsequiam ou fleurs de tous les mois , certainement une référence à ses multiples usages en toutes saisons utiles .
Cette petite marguerite jaune orangé, présente dans la garrigue, décorative, médicinale et mellifère, est un condiment une plante médicinale et un colorant alimentaire.
Une plante à découvrir , pleine de bienfait !
Plante originaire de la région méditerranéenne, elle ne quitte guère les lieux cultivés, les champs et les vignes ,mais bien évidemment il faudra les recueillir dans des lieux qui sont exempts de traitements phytosanitaires .
Le souci remplaçait le safran pour les Romains pauvres
Les boutons floraux du souci des champs et du souci officinal peuvent être confits au vinaigre avant qu’ils ne s’ouvrent.
On peut aussi les faire sauter « pour accompagner les grillades : les fleurs agrémentent les salades , on peut aussi en collecter les pétales et les ajouter au dernier moment au riz et aux pâtes.
Elles y apportent de la couleur et une tonalité douce amère agréable .
Le soucis a des fleurs jaunes ou orangées au léger goût de radis.
Pour l’hiver , garder seulement les pétales secs dans un contenant hermétique
pour les utiliser en cuisine, leur couleur dorée et vibrante ajoute une touche à n’importe quel plat.
Et si on se faisait la crème des Soucis !
Ingrédients
- 2 tasses de lait
- 1 tasse (250 ml) de pétales de fleurs de souci
- 1 pincée de sel
- 3 c. à table de sucre
- 1 ou 2 gousses de vanille
- 3 jaunes d’œufs légèrement battus
- poivre de Jamaïque
- 2 ml d’eau de rose
- crème fouettée
Préparation.
Broyer les pétales de souci au mortier.
Mélanger le sel, le sucre et les épices. Faire chauffer le lait avec la vanille et les pétales broyés, juste au dessous du point d’ébullition.
Enlever la gousse de vanille et incorporer les jaunes d’œufs légèrement battus et les ingrédients secs. Cuire à feu doux.
Lorsque le mélange adhère à la cuillère, ajouter l’eau de rose et laisser refroidir.
Garnir de crème fouettée et décorer de pétales de soucis fraichement cueillis.
Le souci et ses vertus !
Un gage de beauté .
La fleur de calendula est utilisée le plus souvent sous forme de macérât huileux dans les compositions cosmétiques. Il est introduit dans les formulations des soins pour visage, pour corps et pour bébés.
- Anti-inflammatoire puissant : Riche en esters faradiols, le calendula permet de diminuer les œdèmes ou les congestions dus à des brûlures légères et/ou des coups de soleil.
- Cicatrisant : Riche en acide salicylique, le calendula est parfait pour favoriser la cicatrisation de la peau fragilisée ou abîmée en participant à la régénération des cellules cutanées.
- Lutte contre l’assèchement de la peau : Il apaise les peaux irritées, sèches et sujettes aux démangeaisons, grâce aux acides gras qui vont nourrir, hydrater et protéger la peau en douceur.
- Antioxydant : Le calendula à également un rôle qui permet de protéger et éviter une dégénérescence prématurée des cellules. En effet, les flavoïdes captent les radicaux libres et ainsi ralentissent le vieillissement de la peau.
Sous quelle forme : crème, huile, tisane, savon, teinture-mère ?
Le Calendula peut s’utiliser en externe comme en interne.
“En externe, il prendra la forme la plus brute et la plus efficace , celle du macérât huileux (que l’on peut même fabriquer soi-même avec de plantes fraiches ou sèches).
On peut aussi l’utiliser sous la forme de cataplasmes de fleurs fraiches, écrasées et mélangées à une huile neutre.
Cette dernière forme est particulièrement utile et efficace en cas de brûlure.
On l’utilisera alors pour les affections de la peau.”
De nombreux artisans ou laboratoires cosmétiques utilisent le Calendula dans leurs productions : On peut le trouver sous la forme de baume, de savon ou de pommade (bien vérifier la composition avant utilisation).
On pourra aussi l’utiliser en interne, la forme la plus simple étant la tisane (de fleurs fraiches ou séchées) : La tisane de souci est employée dans les affections de l’estomac et de l’ intestin contre les crampes et les ulcères d’estomac, contre l’ inflammation du gros intestin, l’ hydropisie, l’ hématurie (sang dans les urines).
De même, contre les maladies à virus et à bactéries, la tisane a une action reconnue.
On la trouve également sous la forme de teinture-mère (macération dans l’alcool ou le sirop d’érable) ou de sirop (macération et cuisson dans d’une sucre) comme désinfectant et antiseptique pour les plaies.
Préparez votre matériel
pour faire une teinture mère
Avant de vous lancer dans la confection de votre teinture mère, vérifiez que vous avez tout ce qu’il vous faut sous la main.
Ingrédients
La méthode traditionnelle se fait à partir de plantes fraîches, ou à défaut sèches, et d’alcool. Prévoyez ainsi :
- de l’alcool blanc fort, tel que de la vodka, ou de l’alcool de qualité pharmaceutique ;
- des plantes fraîches, dont vous êtes certain de la provenance pour éviter tout risque d’intoxication.
Conseil :
en cas de doute, prenez l’avis d’un spécialiste
(herboriste ou phytothérapeute, par exemple).
Matériel
Concernant les ustensiles, il vous faut :
- une balance pour peser les ingrédients ;
- un couteau pour couper les plantes, ou un mortier pour les écraser ;
- une bassine ou un grand saladier pour nettoyer les végétaux ;
- un bocal en verre, que vous aurez préalablement stérilisé dans un grand volume d’eau bouillante pendant plusieurs minutes avant de le laisser sécher à l’air libre ;
- une bouteille en verre teinté, ou un flacon avec pipette intégrée, pour conserver la teinture mère ;
- une étiquette autocollante à placer sur le bocal ou sur le flacon pour y indiquer la date de fabrication et le nom de la plante ;
- une passoire pour filtrer le mélange ;
- un entonnoir pour remplir la bouteille ou le flacon.
Réalisez votre teinture mère
Installez-vous dans votre cuisine, sur un plan de travail
propre et dégagé, puis suivez les étapes.
Préparez les plantes
- Commencez par laver soigneusement les fleurs de souci à l’eau claire.
- Pesez-les en sachant que, pour 100 g de plantes, il faut 500 ml d’alcool.
À savoir : pour des plantes sèches, comptez 50 g pour 500 ml d’alcool.
- Coupez les parties tendres de la plante en petits morceaux à l’aide d’un couteau bien aiguisé.
- Écrasez au pilon dans un mortier les parties plus dures après les avoir coupées.
Faites macérer
- Placez tous les morceaux de végétaux dans un bocal en verre, que vous pourrez fermer.
- Recouvrez les plantes d’alcool.
- Remuez l’ensemble et fermez hermétiquement.
- Laissez reposer cette préparation pendant 3 semaines à l’abri de la lumière, dans un endroit sec.
Filtrez et conditionnez la teinture mère
- Au bout de 3 semaines, filtrez la préparation à l’aide d’une passoire, en pressant bien les plantes pour en extraire tout le liquide.
- Transférez la teinture mère ainsi obtenue dans une bouteille en verre teinté ou un flacon avec pipette en vous aidant d’un entonnoir.
- Collez une étiquette sur la bouteille ou le flacon pour indiquer la date de fabrication de la teinture mère (TM) et indiquez la composition .
Nous vous conseillons pour poursuivre votre lecture de visiter le Blog Christophe Bernard de Althéaprovence , un spécialiste des plantes médicinales .