Le blog de Portail de Provence

Du trèfle et des arbres dans les vignes ! Pour combattre le réchauffement climatique .

Ces paysages si beaux des vignobles provençaux, ce sont les vignerons qui les ont sculptés, en adaptant la culture de la vigne au terroir et au climat méditerranéen. 

La culture de la vigne a été introduite sur les rives méditerranéennes de la Gaule par les Grecs de Phocée. Max Rives, chargé de mission à l’INRA, l’a vérifié sur place à Massalia, le premier comptoir phocéen édifié six siècle avant notre ère : 

« J’ai vu, au cours des fouilles du quartier de la Bourse, à Marseille, les pépins de marc de raisin provenant de leur vinification et jetés dans des amphores, flotter dans l’arrière du Vieux-Port où ces amphores-poubelles servaient de fondations à une rue. Les Grecs avaient évidemment importé des variétés de leur pays, ignorant que la vigne spontanée les avait précédés de quelques dizaines de siècles. »

Max Rives, chargé de mission à l’INRA

Sous le soleil du Provence, le paysage est à couper le souffle. 

Deux grands ensembles géologiques coexistent,

l’un calcaire et l’autre, cristallin .

Aucun de ces deux types de végétation ne peut constituer d’importants apports en humus.

A force de les travailler et de les désherber, ils perdent de leur fertilité, par érosion et par réduction de leur biodiversité et taux de matières organiques

Dans quel état sont les sols agricoles après cinquante ans d’agriculture intensive ?



Sur l’ensemble de l’Europe, environ 90 % de l’activité biologique des sols cultivés a été détruite par l’agriculture intensive.

Je dis bien : détruites.

Les zones les plus ravagées sont l’arboriculture et la vigne.

Or l’activité biologique des sols est indispensable pour l’écosystème. Le sol est une matière vivante : sur trente centimètres d’épaisseur , il concentre 80 % des êtres vivants de la planète.

Les vers de terre, à eux seuls, pèsent plus lourd que tous les autres animaux du monde réunis. Mais les sols abritent aussi des bactéries, des champignons et une myriade d’organismes qui se nourrissent de la matière organique.

Or en Europe, le taux de matière organique du sol est passé de 4 % à 1,4 % en cinquante ans. Comme toute la vie du sol en dépend, l’écosystème s’écroule : la flore et la faune.

En Europe, les populations d’oiseaux, de reptiles et de batraciens ont chuté de 90 % en un demi-siècle.



Les sols meurent selon un schéma immuable,

quel que soit le climat.

Sur le plan biologique tout d’abord : en labourant trop profondément, en déversant des engrais chimiques et en abusant du désherbage, l’agriculture fait disparaître la matière organique des sols qui sert d’alimentation à la faune et aux microbes du sol.

Ensuite, il y a la mort chimique : le lessivage des éléments entraîne une acidification des sols par perte du calcium, lequel sert de pont d’attache entre les argiles et les humus.

Sans calcium, le mélange argilo-humique se détruit et les argiles partent en suspension dans l’eau.

Enfin, il y a l’érosion.

Lorsque le sol meurt, les argiles se mettent en suspension dans l’eau de pluie.

L’eau boueuse emporte les limons, les sables et même les cailloux, ce qui aboutit aux inondations qui ravagent les régions méditerranéennes.

Les vingt dernières années ont été les plus sèches depuis trois mille ans, et pourtant, jamais il n’y a eu autant d’inondations du fait de la mort de nos sols.

En France, 60 % des sols sont frappés d’érosion. Actuellement, nous perdons en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an.

À ce rythme, dans trois siècles, la France ce sera le Sahara ou le middle west américain !

Et puis, bien sûr, il y a les pesticides qui détruisent la vie organique.

La vigne a souvent été implantée dans des terres pauvres en matière organique :
en effet, les terres les plus fertiles étaient souvent réservées aux céréales
.

Dans un contexte de réchauffement climatique , l’enherbement permanent a une double action de protection du sol et d’amélioration de la capacité d’infiltration de l’eau.

Ils permettent ainsi de diminuer le ruissellement et de lutter contre l’érosion.

Aussi le paysage des vignes de Provence est en train d’évoluer à nouveau mais avec une démarche beaucoup plus écologique !

Grâce à leur rhizobium, les légumineuses ont la capacité de fixer :

l´ azote de l’ air qui pourra ensuite être restitué au sol.

Deux types principaux de légumineuses sont actuellement employés : le trèfle souterrain et les luzernes naines .

“Un enherbement permanent bien conduit, donc riche d’une
flore diversifiée contenant notamment des légumineuses,
permet de préserver les sols de l’érosion et d’améliorer leur
fertilité naturelle, au grand bénéfice de la vigne.
Le vigneron atteint alors ses objectifs de production, même
s’ils dépassent les 100 hl / ha, en réduisant son temps de
travail et ses applications d’engrais et d’herbicides.”

Depuis quelques années, une part grandissante de vignerons s’approprient les couverts végétaux et le semis direct :  Semé en été et poussant jusqu’au printemps, il sera restitué au sol juste avant de concurrencer la vigne pour l’eau et l’azote.

Si la reconquête de la qualité des sols reste un de leurs objectifs, ils ouvrent également la voie à de nouveaux systèmes de cultures, plus performants sur la gestion de l’eau, de la fertilité, des adventices et, qui sait, peut-être également sur la qualité des vins.

Autre technique L’agroforesterie est l’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle.

Cette pratique ancestrale est aujourd’hui remise en avant car elle permet une meilleure utilisation des ressources, une plus grande diversité biologique et la création d’un microclimat favorable à l’augmentation des rendements.

Les techniques agroforestières permettent de disposer les arbres afin que ceux-ci favorisent au maximum les cultures et rentrent le moins possible en compétition avec elles.

Les arbres permettent aussi de diversifier les productions (en capitalisant sur le long terme) : bois d’œuvre, bois énergie, fruits, fourrage….

Ils limitent également la fuite des nitrates dans les couches profondes du sol, ce qui réduit la pollution des nappes phréatiques.

La fertilité du sol peut être améliorée par les feuilles des arbres qui tombent sur le sol et qui fournissent un important approvisionnement en biomasse susceptible d’être minéralisée.

Lorsque des espèces fixatrices d’azote sont utilisées (comme l’acacia) en association, ils peuvent contribuer à l’alimentation azotée de la culture et ainsi réduire l’utilisation d’intrants de synthèse comme les nitrates ; développement de la biodiversité, des macro et micro faunes du sol, de sa microflore, du complexe argilo-humique, , équilibrage du pH …

Bref, des sols vivants pour des productions de qualité,

durables, à la portée de tout vigneron

sans apport de l’industrie agro chimique excessif.

Merci au Civp , le syndicat des vins de Provence

d’avoir engagé la profession dans cette démarche !

CIVP – Vins de provence

On vous propose de Gouter aux

Racines du Ciel !

Un  AOC VENTOUX BIO 

C’est à Bédoin, sur le coteaux sud du Mt Ventoux baigné par le soleil de Provence, que Thierry Delasalles accompagné par sa femme et ses enfants conduit depuis 10 ans avec passion son vignoble de 12 ha.

Certifié BIO depuis 2018, le Domaine est également engagé vers la certification HVE (Haute valeur Environnementale). Parce que la protection et la préservation de l’environnement est une préoccupation majeure, Thierry fait parti d’un GIEE (Groupement d’intérêt économique et environnemental) dont l’objet est de planter des arbres adaptés au réchauffement climatique pour notamment optimiser la captation du CO2 , consommer moins d’eau et améliorer la biodiversité.

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J.-B. REBOUL Chef de cuisine collecta 1 000 recettes Provençales et 365 menus  Enthousiaste, Frédéric Mistral félicita le cuisinier très cordialement.

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